Et si on décidait d'être heureux ?

ET SI ON DECIDAIT D’ETRE HEUREUX ?

 

Il y a quelques temps, je conversais avec un ami et nous faisions le constat suivant :

 

Où que l’on se tourne actuellement dans le monde, chaque jour, à tout instant, nous sommes abreuvés de malheurs, de catastrophes naturelles, de cataclysmes, de guerres et autres atrocités.

 

Evidement, dans les médias, chez les hommes politiques, auprès des scientifiques, des milieux soi disant bien informés, les explications fusent, toutes plus alarmistes ou insouciantes les unes que les autres.

 

Certains prennent des engagements, promettent monts et merveilles, nous disent que plus jamais ces situations dramatiques ne se reproduiront.

 

Néanmoins, nous savons tous que les bonnes intentions n’engagent que ceux qui les entendent.

 

Il y a les explications politiques, scientifiques, philosophiques ou encore matérialistes ou spirituelles voire encore ( et de plus en plus) des explications sectaires et farfelues.

 

Cette cacophonie en réalité ne débouche sur aucune vision ou solution à moyen ou long terme et sur aucune action positive, si ce n’est d’être l’alibi irréfutable pour de nouvelles taxes et de nouveaux profits.

 

Alors nous, citoyens lambda, nous nous disons « Que puis-je y faire ? De toute façon je n’y peux rien, on ne m’écoutera pas… Il y en a qui sont là pour cela et ils sont payés pour trouver des solutions ! Ce n’est pas ma responsabilité !

 

Certains d’entre nous se tournent alors vers des groupes organisés, bien encadrés qui croient détenir la vérité, d’autres se réfugient au sein de structures qui ne pensent qu’à les utiliser à des fins mercantiles, d’autres enfin se demandent quels bénéfices ils peuvent bien tirer de cette situation juteuse pour qui est malin !

 

Alors posons –nous donc la question :

 

- comment changer les choses ?

 

et posons-nous la question en tenant compte de plusieurs facteurs :

 

- nous avons notre libre arbitre

- nous avons notre libre pensée

- nous avons des objectifs,

- nous avons tous un savoir-faire

- nous avons tous des moyens et des outils

- de plus chaque pensée étant génératrice de vibrations, soit nous alimentons le flot de vibrations négatives, soit nous positivons et créons des vibrations positives.

 

Alors pourquoi n’agissons-nous pas de façon différente et utilisant les moyens dont nous disposons.

 

Bien sûr il est toujours plus facile de dire « c’est la faute aux autres »

Et bien non, ce n’est pas seulement la faute des autres, c’est aussi

 

NOTRE RESPONSABILITE.

Je m’explique :

 

Nous savons que notre société est en fait un immense échange de liens, d’énergies ( positives ou négatives) qui interfèrent et influent sur chacun de nos comportements, sur le comportement de ceux qui nous croisent, nous accompagnent ou nous entourent.

 

Il en est ainsi pour les humains et les animaux.

 

L’effet miroir est bien connu depuis longtemps, les situations « actions-réactions » sont analysées et commentées depuis des lustres, mais, sorti des cabinets de réflexions comportementales, qu’en est-il au quotidien ?

 

Pourtant nous sommes conscients de l’effet de notre comportement sur « l’autre » et de ce que nous recevons de notre entourage. La sagesse populaire le souligne par des expressions telles que :

 

- celui là il me pompe l’air,

- celui là il me bouffe,

- celui là je ne peux pas le sentir,

- celui là je ne peux pas le voir en peinture,

- on n’est pas sur la même longueur d’ondes,

- etc…

 

Ce qui signifie que « l’autre » nous renvoie une impression désagréable d’étouffement, de possession ou de dégoût par son comportement, une attitude ou un langage.

 

On oublie simplement que la plupart du temps, il en est de même pour celui qui nous envoie ces attitudes ou ces ressentis.

 

Toujours la faute de l’autre, et le monde continue !

 

Qui dans ces moments là a eu le réflexe de se dire :

 

- pourquoi me fait-il cet effet ?

- qu’est ce qui dans mon attitude envers lui provoque cette réaction de sa part ?

 

Nous nous posons rarement ces questions et les choses en restent là ou quelquefois dérapent vers des conflits peu ou prou importants. De plus, même si nous nous interrogeons un tant soi peu, nous n’avons pas le courage d’aller au bout de notre réflexion.

 

Pourtant peu de choses suffiraient à instaurer des attitudes harmonieuses.

 

C’est vrai que souvent nous nous retournons vers des outils « quasi miraculeux » sensés nous délivrer des atteintes provoquées par les autres.

 

On va faire de la relaxation pour évacuer le stress reçu des autres…

On va s’analyser pour se protéger des atteintes de ceci ou de cela…

On va se défouler dans des sports ou activités épuisantes pour « évacuer l’autre »…

 

Oui mais …

 

Le lendemain, l’autre nous agresse dés que nous le voyons !

 

Nous avons simplement oublié que si tout doit s’harmoniser, nous faisons nous-même partie de cette harmonie ;

Et que si nous arrivons tendu, sur la défensive, la peur ou la crainte en tête, nous brisons automatiquement l’harmonie du groupe que nous intégrons.

 

Nous allons ainsi créer une disharmonie que les autres membres du groupe ( travail ou famille ) vont ressentir. Ils vont aussitôt adopter une attitude de réserve ou de rejet afin de se protéger ( un chien va aboyer ou grogner, une personne va utiliser le langage ou une attitude de repli ou d’expulsion )

 

Alors que si nous arrivons avec une réelle sérénité, un sourire confiant et non agressif, l’harmonie du groupe ne sera pas brisée et tout ira bien.

 

Nous savons qu’il peut suffire d’un élément en disharmonie pour faire éclater un groupe social.

 

A l’inverse, un élément paisible et harmonieux peut apporter l’apaisement dans un groupe et permettre à chaque individualité de faire partie de ce tout.

 

Quelles sont donc les possibilités qui nous sont offertes pour intégrer cette harmonie sociale ?

 

Cela parait simple et évident mais actuellement rarement mis en pratique :

 

Si nous abordons les autres avec respect et sérénité, c’est à dire en abandonnant toute crainte, peur ou agressivité, ceux qui nous font face vont ressentir notre vibration personnelle comme saine et non agressive, ce qui va générer un contact pacifique et harmonieux.

 

Soyons utopiques et imaginons que chacun fasse cet effort…combien de conflits pourraient être évités et combien de malades retrouveraient la joie de vivre et la santé !

 

A partir de là tous les moyens qui sont à notre disposition pour notre bien-être deviendraient encore plus efficaces et ne seraient plus des soins d’urgence ou des palliatifs à des manques structuraux, mais bel et bien ce qu’ils devraient être, des moyens d’aller encore mieux et de développer nos propres facultés, nous permettant de nous épanouir ou de nous accomplir pour nous même autant que pour les autres.

 

Mais par où commencer :

 

D’abord je crois qu’il s’agit d’un état d’esprit :

 

commencer par se changer soi-même afin de permettre aux autres de changer et ainsi petit à petit, marche après marche, gravir les degrés de la sérénité.

 

Alors nous allons aborder chaque étape ou chaque moyen dont nous disposons avec un esprit différent :

 

Prenons l’exemple d’une séance de massage :

- nous pouvons « subir » le massage car le masseur va organiser, diriger la détente musculaire, la détente mentale étant alors secondaire, souvent lente à venir, incomplète, et sitôt la séance finie, les tensions reviennent, plus ou moins vite, les douleurs réapparaissent et tout est à refaire !

- Alors que si l’on aborde la séance différemment, en se préparant mentalement à accepter un moment de détente, en relâchant ses muscles par quelques respirations et un petit recalage de ses énergies, l’effet relaxant du massage sera immédiat, le masseur constatera que le corps est déjà « réceptif », son travail sera bien meilleur et bien plus efficace, les effets plus durables.

- Nous serons sur la même « longueur d’ondes », sur une même vibration.

- Pendant la séance, nous serons à l’écoute de l’action du masseur, nous ressentirons plus profondément l’action des mains sur les muscles, pour utiliser une image on peut dire que nous allons « intégrer » la détente dans notre corps.

 

Nous devenons acteur de notre détente, nous ne la subissons plus !

 

Il en est de même pour toutes les pratiques corporelles, mais également pour des exercices d’ordre plus spirituels ;

 

Comment voulez vous réussir une méditation ou une relaxation si vous comptez sur le praticien pour vous relaxer ?

Vous n’obtiendriez qu’une partie de ce que vous pourriez obtenir ! Si par contre, vous apprenez la technique et que vous devenez acteur de votre propre détente, de façon autonome, alors vous pourrez l’utiliser lorsque vous en ressentirez le besoin et vous améliorerez votre manière de vivre, les effets se faisant automatiquement ressentir sur votre entourage, qu’il soit privé ou professionnel.

 

Autre exemple : vous aimez les senteurs ou les sons harmonieux. Vous en achetez ou vous en écoutez pour vous détendre ; mais si votre corps justement est tendu comme une arbalète ; êtes-vous sur d’en profiter complètement ?

 

Si par contre, vous êtes déjà dans un état « réceptif », alors vous allez découvrir des subtilités d’effluves ou de sonorités que vous n’aviez jamais soupçonnées, même sur des parfums ou des musiques que vous croyez connaître depuis des années.

 

En fait, vous aiguisez votre ressenti, vous ouvrez les portes de la perception.

 

C’est pourquoi il faut apprendre à construire son existence sur des bases différentes, même si ces bases ne sont pas celles du moule que souhaitent nous imposer tel ou tel profiteur.

 

Pour établir ces nouvelles bases, il faut procéder avec discernement et méthode :

 

- faire le point sur notre propre façon de penser et d’agir

- assainir nos relations

- rééquilibrer nos conditions de vie

- tenter de développer notre ressenti dans l’intérêt de soi mais aussi des autres.

 

A partir de cette prise de conscience, il suffit de regarder quels outils ou quels moyens sont à notre disposition, même ceux dont on est persuadé qu’ils « ne sont pas pour nous ». Nous sommes souvent surpris de ce que nous pouvons faire.

 

De nombreux professionnels peuvent vous apporter les conseils, les outils, les méthodes qui vous permettront d’avancer sur cette voie de la reconstruction et du ressenti, mais si je peux vous donner un avis, ne chercher jamais à brûler les étapes.

 

Prenez les étapes une à une, l’une après l’autre, sans chercher à « forcer »

 

Il faut apprendre à lâcher prise afin de mettre nos sens en éveil et de les laisser nous guider.

 

Lâcher prise n’est pas démériter ou abandonner, au contraire, c’est prendre le recul nécessaire pour aborder une situation avec la justesse le discernement et la réactivité adéquate.

 

C’est en développant cette écoute de soi et des autres que nous pouvons réapprendre à ressentir avec notre corps tout entier et retrouver les sensations instinctives, développer nos sens et ainsi profiter de tout ce qui fait notre environnement.

 

A partir de là nous pouvons également repérer tout disfonctionnement dans cet environnement, l’analyser et le rectifier afin d’en rétablir l’harmonie.

 

L’harmonisation des énergies, c’est l’essence même de la vie, c’est le souffle vital de nos organismes, la garantie de notre santé physique et mentale.

 

En d’autres termes, être bien dans son corps et être bien dans sa tête, cela devrait être notre première démarche.

 

La seconde serait de tendre vers l’acceptation ;

 

L’acceptation de soi ( je suis ce que je suis, mais je suis un élément indispensable du tout )

L’acceptation de l’autre ( seul je ne peux pas exister, j’existe aussi par et pour les autres )

 

Ce qui entraîne automatiquement la notion de respect et d’amour :

 

Le respect et l’amour de soi

Le respect et l’amour de l’autre

 

Si chacun d’entre nous, à notre niveau, essaie de mettre en pratique ces démarches, en peu de temps le monde sera différent et certainement plus agréable !

 

Alors…

 

SI ON DECIDAIT D’ETRE HEUREUX ?

 

Patrick SARRUT

 

 

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